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 Une journée mouvementée et peu banale

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Vampire - Violent
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Messages : 98
Race : Vampire
Localisation : Là où les étoiles sont les plus belles et où la lune l'éclaire de sa douce lumière
Travail du perso : Travailler? Tsss... Elle préfére voyager pardi!

MessageSujet: Une journée mouvementée et peu banale   Dim 26 Sep - 13:53

Aujourd'hui aurait dut être une journée comme les autres, banale. J'aurais dus partir tranquillement dans la soirée, sans le moindre souci. Hélas ce ne fut pas le cas. La journée fut véritablement horrible, je n'avais même pas imaginé à quel point que la nature pouvait se déchainer ainsi, à moins que les Dieux ne se soient mis en colère... A Tringal, la population paniquait comme des dingues, se réfugiant dans leurs habitations et hurlant que les Dieux n’étaient pas content et qu’ils abattaient leur mécontentement sur Aëlwyn. Nous, clan de la Lune Argentée, nous étions dans les sous sols à nous entrainer malgré les tremblements, pas encore assez puissant pour nous faire peur. Arwen m’apprenait encore une autre technique de combat, que je ne pourrais pas vous expliquer comme ça car ce serait trop loin à raconter. Donc, nous nous entrainions sous les regards moqueurs de mes jumeaux préférés Marwyn et Melwyn et sous le rire agréable de Safina. Artenaëlle ne regardait jamais nos entrainements, trouvant cela assez ennuyeux puisque chaque membre mis à part moi connaissait la technique.

Mais comme je n’étais absolument pas concentrée sur ce que me montrais Arwen à cause du ciel qui grondait avec puissance, nous avons vite arrêté pour faire une pause. La journée allait être longue avant de pouvoir sortir. Parce que je ne restais jamais très longtemps en compagnie du clan, je me sentais trop inutile en ville, tout le monde passait son temps à se battre et à donner la mort. Moi, je ne pouvais tout simplement pas faire ça. C’est pour cela que j’étais différente des autres membres, parce que je ne tolérais pas ce genre de violence, parce que je préférais être libre de choisir mon propre chemin que je partais de temps à autre en voyage. Bien sûr je restais membre à part entière du clan de la Lune Argentée. Chacun appréciait ce que j’étais à leur façon. Arwen m’apprenait toujours un tas de choses pour ne pas encombrer mon esprit des problèmes du dehors, Safina passait son temps à m’habiller et à me coiffer, les jumeaux s’amusaient toujours à me titiller pour que je fasse des conneries et Artenaëlle me contait des histoires fictives plus fascinantes les unes que les autres.

Aujourd’hui étant différent, nous étions tous vigilent. La journée passa lentement, avec effondrement de certaines habitations et avec des morts, pas mal de blessés aussi. Nous nous n’avions pas bougé, ce que je ne supportais pas trop mais je m’y faisais comme je le pouvais. Car aider était pour moi quelque chose d’essentiel que le clan ne faisait jamais. Aussi, quand j’ai pu enfin partir, les éclairs et les tremblements n’avaient pas cessés, leurs puissances avaient même augmenté au fil de la journée. Pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi ce jour et pas un autre ? Cela faisait au moins une semaine que j’avais prévu ce voyage ! Bon, je restais quand même de bonne humeur mais au fond je me sentais vraiment dégoutée. Quand la soirée fut venue, Safina m’a attrapé le bras alors que je prenais mon sac d’affaires. Ce geste était fait souvent, c’est pour ça que je n’ai pas réagi agressivement. Seulement, son visage me montrait une grande inquiétude. Ses pensées ne m’apparaissaient pas clairement, je ne maitrisais pas encore toute la puissance et la clairvoyance de ce don qu’avait les vampires. Je distinguais néanmoins l’essentiel.

« Safina, ne t’en fais pas pour moi. Tu sais aussi bien que moi que quand j’ai décidé de partir, rien ne peut m’empêcher de le faire. Ni vous, ni le temps qui fait dehors. »

« Mais pourquoi tu pars toujours sans nous dire là où tu vas ? Tu les cherches encore ? » Me demanda-t-elle toujours aussi inquiète. Comme si j’avais besoin de ça.

« Oui, je les cherches encore. Parce que je sais que celui qui est mon créateur est quelque part et que je dois le retrouver, et parce que cet inconnu qui m’apparaît toujours dans mes souvenirs lorsque je ferme les yeux m’intrigue et me fascine. Je veux savoir qui il est. Alors cesse de te faire du souci Safina. Fais-moi confiance. »

Sur ces quelques mots je retirai mon bras et je suis partie sous les vifs tremblements de terre. Dehors, c’était encore et toujours la folie. Mais je ne voulais plus rester là, je sentais que la colère montait au fur et à mesure que les paroles de Safina résonnaient dans mon esprit. A trop s’inquiéter pour moi elle m’étouffait, je devais vraiment m’éloigner des chaines qu’elle était en train de mettre en place en tentant de toujours me protéger de l’extérieur, comme une petite chose fragile que je n’étais absolument pas ! Sans perdre plus de temps à penser à tout ça, j’ai commencé à marcher à vive allure.

J'étais constamment sur mes gardes car les éclairs bleus et jaunes traversaient le ciel de part en part, sans cesse, sans perturbation, sans signe comme quoi ça allait enfin s’arrêter. Mais rien. Le sol tremblait toujours plus fort. Moi qui me trouvais dans la montagne, parce que comme chaque vampire j’avais hérité de la vitesse, ce n'était pas de la tarte pour traverser sans manquer de se blesser. Par chance, je n'avais rien pour le moment. Evidemment, sur le chemin je n'ai rencontré personne, même pas un petit animal. Personne. Enfin, du moins c'est ce que j'ai cru. Que je n'étais pas seule... Bien que la solitude ne me dérange nullement, avoir quelqu'un avec qui communiquer cela faisait aussi un bien fou.

Alors que je m’arrêtais pour faire une petite pause, non pas que j’étais essoufflée mais généralement quand je m'arrête c'est pour admirer le paysage nocturne qui était magnifique sous les rayons mystérieux de la lune, le ciel avait toujours son grand voile sombre et parsemé d'éclairs. Sans trop m’inquiéter j’ai ramassée une délicate fleur blanche à l’odeur délicieuse et sucrée près d’un grand arbre et là, avec puissance et fracas les éclairs bleus et jaunes ont fait vibrer le ciel, autant que le sol qui tremblait sous mes pieds. Si ce matin j'avais l'impression que c'était fort, là je pouvais trouver des mots encore plus pointus, plus adapté à ce qui se passait vraiment. Car ce n'était plus fort mais violent! Pour la première fois depuis un moment j’ai ressenti de la peur et je suis partie en courant, afin d’éviter, de nouveau, les éboulements. Pas la peine de se blesser pour rien. Mais tellement le sol tremblait que j’ai fini par perdre mon équilibre près d’une fosse assez profonde et je suis tombée dedans, recevant de la terre sur le visage et les vêtements. Jurant à voix haute je suis sortie du trou avec rapidité, reprenant ma course pour atteindre un abri potable. Hélas, je ne vis qu’une espèce de grotte. M’engouffrant à l’intérieur alors que cela pouvait être dangereux, j’ai constaté que je n’étais pas seule. Un petit garçon se tenait assis, les bras replié sur ses genoux et tremblant de peur. Que faisait-il ici et tout seul de surcroît ?

Je me suis approchée de lui, lentement pour ne pas qu’il ait peur. Dans l’obscurité je n’avais pas vu ses cheveux d’un rouge voyant. Ses yeux verts m’observaient avec une inquiétude que je sentais au-delà de son regard, par la pensée. Car même si je ne l’entendais pas distinctement, l’essentiel était présent. Le grondement venant du ciel ainsi que les éclairs bleus et jaunes se dispersaient en un zigzag incessant, le jeune garçon se blottit encore plus de ses bras. Mais soudain, des cris s’élevèrent, assez fort pour que je puisse les entendre correctement. Un homme et une femme se trouvaient dehors. Les parents du petit peut-être ? Le laissant tremblant de peur alors qu’il me regardait encore je suis sortie de la petite grotte. Des rochers gisaient sur le sol qui tremblait encore. Un éboulement ? Où étaient donc passés les voix que j’avais entendu ? M’approchant rapidement j’ai vu un bras dépassé, avec du sang. Pas bon du tout... autant pour moi que pour la personne à qui ce bras appartenait. Soulevant la masse de rochers, j’ai entendu le petit crié.

Avec vivacité je me suis retournée. Le gamin était sorti et avait vu le sang lui aussi. Enfin je crois, parce que la nuit était bel et bien là malgré les gros nuages qui recouvraient le ciel. Tant pis, je devais terminer d’enlever tout cette roche lourde. En quelques minutes ce fut dégagé, et les deux personnes en dessous respiraient, faiblement certes mais respiraient. Les éclairs se faisaient moins violents, ça se calmait enfin. J’ai soupiré de soulagement, le danger allait peu à peu s'écarter. Je me suis ensuite penchée sur les deux personnes à terre.

« Vous pouvez vous relever ? » leurs ai-je demandé.

L’homme m’a regardé, et j’ai vu la haine traverser son regard. Habituée à ce genre de regard, je n’ai pas insisté plus que ça mais je voyais bien qu’il avait du mal, et sa femme aussi. Son bras blessé me donnant cette envie, dont je n’aimais pas la sensation, de lui boire son sang. Pas question bien sur, mais la tentation était forte. Je me suis éloignée en vacillant, vers la petite grotte qui par je ne sais quel miracle avait tenu le coup. Le petit lui était auprès de ses parents qui avaient réussi à se relever, avec difficulté cependant. Moi, je me sentais affamée, et je ne devais pas rester ici plus longtemps. Tournant le dos à la famille de nouveau réunie, je m’apprêtais à partir chasser quand j’entendis les pas rapides du petit garçon. Sa main chaude attrapa la mienne et je me suis retournée vivement. Son petit visage était curieux. Soupirant légèrement je me suis baissée, sans prendre en compte les protestations de ses parents, pour me mettre à sa hauteur.

« Que veux-tu jeune homme ? »

« Merci... » m’a-t-il simplement répondu avant de me lâcher la main pour rejoindre son père et sa mère. Clignant des yeux trois fois, j’ai simplement souris et me suis inclinée vers le petit avant de leur tourner le dos pour partir à la chasse. Car ma faim gagnait du terrain, je devais rapidement m’éloigner de la famille. Quelques heures plus tard, tout était redevenu calme et j'avais chassé. C'était comme si les Dieux avaient déchainé leur colère sur Aëlwyn. Mais moi je m'en fichais un peu, j'avais encore du chemin à faire. Tellement facile de chasser la nuit...

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