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 Un visage plus que familier

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Messages : 12
Race : Humain de Terra Gaïa
Localisation : Lutèce
Travail du perso : Medecin

MessageSujet: Un visage plus que familier    Mar 9 Nov - 22:15

•• | Flash Back, un peu plus tôt dans la journée, chez Sept | ••

La porte tambourine depuis plusieurs minutes … Mais ma concentration est telle que j’ai du mal à relever les yeux de mon microscope. A l’étage me parviennent les cris étouffé d’un gamin.

- Madame hey madame

Ça fait un moment que l’enfant s’égosille mais quand je m’enferme dans mon labo, rien ou presque ne peut m’en faire sortir. Au bout de quelques minutes, je perds patiente et prends pitié du gamin, me décidant enfin à remonter au rez-de-chaussée et ouvrir la porte en trombe.

- Tu compte rameuter tout le quartier ?

Le morveux sursaute sous l’effet de mon entrée, quelque peu théâtrale, et recule d’un pas en bafouillant, amusé

- Tu répondais pas !

Mon ombre recouvre la totalité de sa petite silhouette, et je m'en sers pour jouer la carte de la supériorité. Je le connais, c’est un enfant du fil d’Ariane, il vient souvent l’après midi depuis que je l’ai croisé au marché il y a quelques jours. Il aime mon jardin aromatique. A l'ouverture de la porte je soupire, faussement agacée. Une sorte de jeu que nous avons développé. Il est illettré et pas très doué, mais bizarrement perspicace et je dois l’avouer, c’est presque intéressent de l’écouter parler parfois.

- J’aurai pu ne pas être chez moi ! tu y a pensé ?
- Tu es chez toi ! mais tu réponds jamais

Si j’avais été un animal… j’aurai grogné ! Il a de la répartie. J’aime, et je lui rends cette impression par un grand sourire forcé, à la fois chaleureux et moqueur. Lui accordant le bénéfice du doute, je le laisse parler

- Qu’est ce que tu veux aujourd’hui ?
- Je viens de la part de Tim, il est pas bien, il a besoin d'un médecin.

L’aristocrate, son nom ne m’est pas inconnu. Mais le personnage de renommé se fait plutôt discret d’ordinaire, je ne l’ai encore jamais croisé, bien que la grande majorité de mes clients vienne de chez lui. On peu dire que c’est grâce à son sous-sol que j’arrondis mes fins de mois ! Fractures et points de suture en tout genre, depuis que je suis installée ici, le fils d’Ariane continu de forger de grands combattants, et fait tourner ma boutique.

J’entrouvre la porte un peu plus et lui ouvre un passage par-dessous mon bras.
Il se faufile et fonce tête baissée vers la cuisine. Grimpant sur l’unique tabouret du vieux bar composant le piteux mobilier de la maison, il se met à gigoter, dévoilant la suite de son message.


- Y peut pas venir jusqu’ici mais toi tu peux aller le voir ?

Sa voix est nouée, je devine facilement que le petit tient à son tuteur. C’est d’ailleurs l’inquiétude de son regard qui me fait douter de sa parole.

- Tu es sûr que c’est Tim qui t’envoi ? Attention, tu sais ce qui arrive quand on ment …

Mes menaces sont pathétiques, à croire que je ne sais pas du tout m’y pendre avec les enfants. Ma meilleure carte a toujours été de jouer les durs avec eux, mais lui … il est plus malin que ça., et se contente de me sourire à pleine dents.

- Je te préviens si tu me fais perdre mon temps …

Il étouffe un rire. Assiégée par son innocence et son jeu d’acteur, je capitule et lui fixe un rendez-vous en ébouriffant ses cheveux de ma main pour l’agacer.

- Ok … c’est peine perdue, ta cervelle de moineau est vide de toute façon.
Dis lui que je passerai en fin de journée. Aller décampe


Le garçonnet, toujours tout sourire, ne se faire prier, fière d’avoir empli sa maigre mission.


••••••••FIN••••••••


Le Fil d’Ariane n’est pas vraiment mon endroit de prédilection. À vrai dire c’est la première fois que j’y mets les pieds. Je passe mon temps en extérieur, mais les endroits bondés comme le salon de thé me mettent rapidement mal à l’aise. J’ai conscience que le temps est venu de cesser de vivre dans le passé, d’être parano à chaque fois que quelqu’un me regarde avec trop d’insistance. Je dois prendre conscience qu’ici je ne suis personne, et personne ne me connais vraiment, bien que moi j’ai vent de tout un tas de chose de part ma profession. On ignore a quel point il est facile de faire parler les gens quand vous les avez sur une table d’opération ou sous l’emprise d’un tranquillisant. Non pas que je les questionne ! Mais bien souvent, ils parlent d’eux-mêmes.
C’est ainsi que l’on m’a parlé de Timothy… Au détour d’un scalpel… Et aujourd'hui me voila prête à l'ausculter. J'ai hâte de voir ça. Comment dois-je l'imaginer ? J'ai tellement entendu parlé de cet homme que chaque souvenir décrit par mes patient s'est inscrit dans un coin de ma mémoire, s'associant à d'autres. L'analyse que j'en ai fait me donne une idée approximative de sa carrure et son physique, mais je n'en tiens gère compte, j'ai appris à me méfier de la médiocre fiabilité de la mémoire des autres.

L’entrée du salon est à quelques mètres. L’entrée ne donne pas l’impression d’être surveillé, pourtant après avoir poussé la porte, plusieurs regards curieux et méfiants se tournent vers moi. Je scanne, le temps d’une seconde, la pièce et ses occupants, huit exactement. L’endroit n’est pas encore plein, la soirée ne fait que commencer. L’atmosphère est chaleureuse, mais cette lueur écarlate de bougie me met mal à l’aise. L’entrée principale est derrière moi, mais je compte trois autres portes. Je fais cela machinalement depuis les années… Question de sécurité. Je déduis que les combats se déroulent en bas. Le bois du sol de l’entrée est totalement usé et il n’y a aucun meuble gênant ce passage. À l’inverse la deuxième porte est bien plus dérobée et difficile d’accès. La troisième est ma préférée, celle de dernière le comptoir massif, menant aux cuisines et certainement à une sortie de secours.

Après avoir fait un rapide coup d’œil des lieux, j’avance jusqu’au bar en dégrafant les boutons de mon vieux caban cintré. Mon sac en cuir vieilli affaisse mon épaule droite qui le supporte. L’agréable odeur de fumé et de cendre flottant dans la pièce m’apaise. A Belladone, le cadre et l’atmosphère des endroits d’entraînement et de combats n’étaient pas si différent qu’ici, quoi que bien plus glauque et pittoresque. Charmée par cette senteur familière, je me résous à descendre l’écharpe nouée autour de mon cou et cachant mon visage à demi, jusqu’aux yeux.

Souriant à moitié, je me laisse, comme quotidiennement, emporté par la vivacité et la perfection de mes souvenirs et des images qu’ils provoquent, pour bientôt être interrompue par une pression sur mon bras.

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Un visage plus que familier

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